RETROUVAILLES !!! Une belle histoire…

·         1954,  Yves Garrigues, agriculteur à Puybegon, achète une Monet Goyon S6 VU à M. Espinasse concessionnaire de la marque à Lavaur (Tarn).

·         Il fait rajouter un tansad et des reposes pieds arrière pour transporter sa femme Solange.

·         Quelques temps plus tard, à Gaillac, il fait graver une plaque de plexiglas portant Yves Garrigues,  Puybegon Tarn et un St Christophe. Celui ci ne lui portera pas bonheur : le jour même il a un accident avec une voiture, tord un repose pied et marque ( ici on dit fait une bougne) le réservoir.

·         La Monet Goyon le transportera aux vignes, à la pêche et en promenade avec Solange.

EEn 1978 les enfants ( 3 garçons) commencent à faire ( ici on dit cons) les imbéciles dans les chemins avec la Monet Goyon paternelle. Le père s’en débarrasse un jour d’école. La Monet-Goyon disparaît du village.

·         En 2006 j’achète ma maison à Mme Solange Garrigues à Puybegon et déménage mes motos au village. En voyant  l’utilitaire que je possède, elle me dit « nous avions la même je ne sais pas ce qu’elle est devenue». Bien entendu depuis quelques années les anecdotes sont venues égayer quelques séances de mécanique.

·         Mai 2010 Le MG MC-KE s’arrête sur la place du village : la famille Garrigues est aux anges et ressort quelques photos.

Novembre 2013 : bourse de Monclar de Quercy.  En cherchant des bouts de Monet Goyon je tombe sur une S6 V U complète et dans son jus : pas très courant. L’immatriculation la situe dans le Tarn. Intéressé je commence à tourner autour.

et avise une plaque (que je crois être celle du concessionnaire) sur le garde boue avant,  Là, je lis : Yves Garrigues,  Puybegon, Tarn.

Charles, Pierrot et Michel me conseillent d’appeler Alain Garrigues fils aîné, voisin et ami. Je lui raconte ma découverte ;  il me répond qu’il en parle à ses frères mais que je prenne contact et négocie le prix si c’est possible.  Les membres du club m’accompagnent pour décortiquer, dénigrer et rabaisser la machine devant son vendeur.

Plus tard je reviens seul : il la baissera  du tiers, merci les copains !

De retour au village, Alain m’attend. Je lui montre les photos sous toutes les coutures, il m’annonce que la famille a décidé de racheter la machine. Solange est toute émue et étonnée de cet extraordinaire concours de circonstances.

3h plus tard la Monet-Goyon est de retour au village la famille tourne autour et se remémore chaque choc ( ici on dit pigne) chaque bricolage et comptabilise ce qu’elle a vécu depuis leur séparation. Ils constatent rapidement qu’à part un guidon tordu, manchonné et ressoudé à l’arc et un câble de compteur absent, la moto n’a pratiquement pas changé.

Elle ne changera plus !

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Moto Club Monet Goyon et Koehler Escoffier.
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